Chaque enfant a 2 parents qui ont les mêmes droits et les mêmes responsabilités
- de lui offrir les meilleures conditions de vie,
- de lui donner son affection,
- de lui apporter aide et protection,
- de lui donner une éducation,
- de favoriser l’épanouissement de sa personnalité,
- de lui transmettre ses valeurs.

Peut-on faire confiance à la justice familiale ?

D’après les critères de Jacques Chirac

Où l’on découvre que la justice familiale ne répond pas aux critères définis par Jacques Chirac pour mériter la confiance que nous devrions lui porter lorsque nous lui confions des décisions concernant notre vie et celle de nos enfants.

par : Martin Laigle le 1er avril 2003

Faire appel à une tierce personne pour prendre des décisions concernant notre vie et celle de nos enfants n’est pas chose banale. L’époque ou les dignitaires religieux servaient de maître à penser est révolue et ce sont les "juges aux affaires familliales (JAF)" qui sont maintenant considéré(e)s comme autorité compétente.

Nous allons voir que cette autorité ne répond pas aux critères qui permettraient de lui faire confiance.

Jacques Chirac, dans son discours du 14 Juillet 2002, nous donne des éléments intéressants pour réfléchir à cette question. Il parlait alors de la confiance dans le système économique qui permet aux gens de travailler et d’investir.

"… il faut encourager les gens à travailler et à investir. Cela suppose aussi la confiance, et notamment la confiance des épargnants, la confiance des travailleurs, et cette confiance dans un système capitaliste, cela suppose qu’il y ait des règles, qu’il y ait une transparence et qu’il y ait une responsabilité des dirigeants. "

Les critères permettant d’accorder sa confiance dans le système sont clairement : la transparence et la responsabilité des dirigeants.

Le niveau d’importance des décisions que nous devons prendre concernant nos vies familiales d’une part, et nos capacités de travail et d’investissement d’autre part, sont bien comparables et les critères qui s’appliquent à l’un sont aussi valables pour l’autre.

La question "peut-on faire confiance à la justice familiale française" peut donc se décomposer en deux questions auxquelles nous tenterons de répondre :

Peut-on faire confiance dans la transparence de la justice familiale française ? Cette question peut encore se décomposer en deux sous questions :

Les règles utilisées par la justice française sont elles claires et équitables ? Les enjeux de la décision du juge sont principalement la question de la résidence de l’enfant et le montant d’une pension alimentaire. Force est de contater que sur ces deux points la dernière loi publiée n’indique pas clairement la rêgle à appliquer. La résidence alternée (seule formule non discriminatoire si elle est paritaire) est une possibilité, mais rien n’indique que c’est une rêgle à appliquer par défaut, sauf meilleur accord des parties ou raison grave. Aucune règle de calcul de pension alimentaire n’est formulée pour en permettre un calcul équitable. La transparence n’est donc pas assurée par des règles claires et équitables dans le fonctionnement de la justice française.

Le contrôle et l’évaluation du fonctionnement de la justice familiale française est-il transparent ? Les statistiques concernant les décisions de la justice familiale française ne sont pas disponibles. Aucune étude évaluative des conséquences de ces décisions n’est donc possible. La transparence n’est donc pas assurée par une évaluation publique des conséquences des décisions de la justice familiale française.

La responsabilité des juges est-elle garantie ? Cette responsabilité peut se décomposer en deux aspects : la responsabilité civile et la responsabilité pénale.

La première est exclue dans le statut des juges puisqu’ils rendent leurs décisions "au nom du peuple Français". Si un routier ou un médecin vous cause du tort suite à une erreur professionnelle, sa responsabilité civile l’oblige à vous indemniser, et ils sont assurés pour cela. Vous n’aurez pas cette chance si vous êtes victimes de l’erreur humaine d’un juge.

La responsabilité pénale d’un juge n’est pas formellement exclue de son statut. Mais il faudrait prouver qu’il aie commis une faute (pas une erreur) professionnelle grave pour pouvoir envisager de chercher cette responsabilité.

Il y a trop de personnes dont la vie familiale et/ou professionnelle a été détruite suite à des décisions graves de juges aux affaires familiales, sans qu’aucun n’aie été condamné pour cela. Cette notion de responsabilité pénale n’est pas opérationnelle.

La responsabilité des juges aux affaires familiales n’existe ni dans ses aspects civils ni dans ces aspects pénaux.

Si l’on en juge par les critères définis par Jacques Chirac pour évaluer le niveau de confiance que l’on doit accorder à la justice familiale française, force est de constater que ni la transparence, ni la responsabilité ne sont garanties et que la confiance ne doit pas être accordée.

PS :

Chacun tirera les conclusions personnelles sur ce qu’il doit faire suite à ce constat.

Peut-on faire confiance à la justice familiale ?

29 décembre 2006 par filippini

Bonsoir
Je suis soulagée en lisant votre article
Force est de constater que les Juges ET les avocats se moquent bien des familles, des mères et pères. Le Juge aux Affaires Familiales ne prend même pas le temps de lire les dossiers avant de prendre sa décision et se fiche pas mal des conséquences des décisions qu’il impose
Mon ex mari a quitté le domicile conjugal en février 2003 quand j’ai prononcé le mot divorce, je juge a ordonné après s’être entendu avec nos avocats, la garde alternée pour notre fille qui avait en oct 2003 1an ! Depuis elle passe 2semaines chez son papa et 2 semaines chez sa maman et aucun avocat ne me défend pour que j’obtenne la résidence principale…
Je ne sais plus ce qu’il faut faire, contacter le Ministre de la Justice ?? Il faut arreter les Juges Froids et incompétents de faire n’importe quoi avec la vie des gens et des enfants. Je pense de plus en plus à écrire un article sur mon dossier et de l’attitude de mes avocats et des juges
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Peut-on faire confiance à la justice familiale ?

30 décembre 2006 par Martin Laigle

Mais de quoi vous plaignez vous en fait sinon que votre fille bénéficie depuis 3 ans d’une résidence alternée ? Nous sommes quelques uns à penser que c’est ce qui peut lui arriver de mieux !

Vous semblez frustrée que votre mari aie quitté le domicile conjugal quand vous avez parlé de divorce … Vous auriez préféré qu’il pleure ? et vous êtes tellement frustrée que vous lui en voulez encore ?

Madame, il est temps de faire vraiment votre deuil, vous avez perdu votre mari et la vie familiale ’normale’ que vous auriez pu avoir avec lui. Vous avez toujours un enfant et vous êtes responsables d’elle pour de nombreuses années encore, mais vous partagez cette responsabilité avec une autre personne qui a vocation à être aussi responsable que vous.

Merci de votre message, il nous montre qu’en "Justice" le pire n’est pas certain et que vous avez rencontré des personnes dignes.

Je vous souhaite d’accepter votre nouvelle vie avec cette nouvelle forme de responsabilité parentale, et de savoir aimer durablement le prochain homme avec qui vous souhaiterez faire des enfants.

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