Merci aussi d’avoir évoqué le SCUM manifesto que je ne connaissais pas. Je l’ai trouvé. ici et là ; c’est une horreur, digne de "Mein Kampf" de Hitler" et de Radio mille collines. C’est un texte de 1967 où il est question, sans rire, de "supprimer le sexe masculin". Je n’avais jamais employé le terme de "féminazie", mais je découvre qu’il est pleinement justifié pour certaines. Il y a bien des formes de féminisme (et des personnes qui le portent) auxquels il faut s’opposer farouchement, il a trop souvent fallu des guerres dans l’histoire pour se débarrasser d’extrémismes aussi radicaux.
Vous me dites que vous ne faites pas partie de celles-là et je veux bien vous croire. Il y a aussi Elizabeth Badinter, les Nouvelles conjointes du Québec et d’autres … Nous apprécions d’entendre parler de vous, mais hélas nous voyons tout de même se développer un discours féministe discriminatoire. Je vise par là tout ce qui exprime, parfois clairement, parfois de façon voilée, qu’une femme vaut mieux qu’un homme. Il s’agit :
des campagnes dénonçant en les exagérant les violences faite aux femmes par les hommes en taisant ostensiblement celle des femmes, notamment
* sur leurs enfants, plus souvent que les hommes
* sur leurs conjoints avec plus d’insultes et d’humiliations mais moins de coups que les hommes
* sur leurs ex-conjoints en les dépossédant de leurs enfants avec la complicité de la "justice familiale".
de l’énorme disproportion de l’attention donnée aux problèmes féminins par rapport aux problèmes masculins. Les "forums sociaux" très à la mode un peu partout ont de larges regroupements d’organisations féministes et on n’y trouve pas d’espace spécifiquement masculin. Si j’en crois votre volonté "égalitariste" je ne suis pas sûr que vous vous retrouveriez dans tous les discours qui y sont tenus ! (Quand on nous présente l’éducation d’une fille comme plus importante que celle d’un garçon par exemple).
le déni même, contrairement à vous, de l’existance d’un sexisme à l’encontre des hommes comme dans l’émission linguistique "parler au quotidien"
voir leur archive sur le mot ’sexisme’ ou l’on trouve "Et ce sexisme va toujours dans le même sens : celui d’une oppression des femmes par les hommes."
Quand à votre appréciation "vécue" de la plus forte présence du sexisme envers les femmes, il s’agit d’une subjectivité. Comprenez que celle d’un homme déresponsabilisé de ses enfants, soumis paupérisé et par des ordonnances judiciaires humilié lorsqu’il veut équilibrer la situation, ne soie pas moins forte.
Les discrimination envers les femmes et les hommes ne touchent pas le même domaine de la vie, la vie publique pour les unes et la vie familiale pour les uns. Celà nous ramène au shéma traditionnel du mec au boulot et de la femme au foyer. Ce modèle définissait les rôles et les compétences et avait un certain équilibre. Je me rappelle d’une femme de 32 ans avec 8 enfants disant "Je voudrais bien que ça s’arrête" et comprend que des féministes aient voulu que les choses changent.
Je ne suis pas de ceux qui voudraient revenir au modèle traditionnel. Un nouveau modèle doit être mis en place avec la séparation des couples qui est devenue ordinaire. Il n’est pas acceptable que ce soie en créant une nouvelle forme d’inégalité entre les hommes et les femmes en nous spoliant de nos vies familiales (tout en gardant au moins autant de responsabilité financière).
Puissions nous travailler enssemble à la génération d’un modèle social équilibré et juste, alors je comprendrai le mot "féminisme" autrement, ou bien je continuerai à croire que, s’il existe des féministes respectables dont vous semblez faire partie, il y en a d’autres qui le sont beaucoup moins et qui justifient qu’on s’y oppose.