Vous connaissez mes enfants et vous pensiez que j’avais la chance d’avoir des enfants aimant… Le bonheur apparent que vous voyez chez moi, cahe une souffrance des enfants, particulièrement celle d’Inès. Depuis, longtemps, elle est en recherche active de solution. Elle a acheté un gsm de ses économies pour me téléphoner. Elle s’isole, m’appelle 2 à 3 fois par jour. Elle me dit des propos d’adulte en difficulté "papa, je n’en peux plus, je ne peux plus supporter". "Aide moi papa stp" elle pleure"papa, je t’aime"… mais je dois boucher mes oreilles, oublier et faire silence, on torture ! Personne ne veut entendre ni même croire ce que dit l’enfant. Avec un "droit de visite" de 4 jours/mois, le père ne peut pas exercer correctement son rôle parental. Même mon devoir de surveillance est limité. Le compagnon de mon ex a, à plusieurs reprises, agressé physiquement ma fille Inès. Je n’aime pas aller à la police mais j’ai fini par déposer plainte. Une enquête de surveillance a été ouverte.
Par ailleurs, Samy a demandé a être entendu par le juge car il insiste pour pouvoir aller en Tunisie en dehors de son papa et de sa maman.
Voilà donc le contexte de notre audience de cabinet, aujourd’hui avec le juge de la jeunesse Phillippe VAN HECK. Le personnage semble honnête homme, compétent. Pourtant, malgré les compétences de cet homme, ni moi, ni les enfants ne parviendront à un résultat respectueux de la personne humaine. Le droit de visite est inapplicable pour juillet août. Samy ne peut pas aller en Tunisie. Peut être obtiendrons-nous une assistance d’encadrement psychologique pour les enfants et peut être encore une encadrement d’éducation parentale. Mais si je veux changer quelque chose au jugement, il faudra aller au civil "en référé".
L’audience
Ne sachant pas comment débuter sa réunion, le juge donna la parole à l’avocat de l’ex-épouse (une crapule que je recommande pour les dossiers difficiles).
Il fut le principal plaideur, prenant une très grande partie du temps. Il a hypnotisé le juge avec son language, "les pénibles antécédant de cette affaire", que "plusieurs expertises, dont il ne soutient pas les extrêmes recommandations, vont toutes dans le même sens". Il ne veut pas "non insister sur la condamnation du père pour droit visite non respecté", "qui lorsqu’il n’est pas d’accord, veut faire les lois à sa guise", "ne respectant pas ce qui a été décidé", "encore une fois les enfants n’ont pas été emmenés à l’école alors qu’il y a l’obligation scolaire", "que leurs résultats scolaires s’en ressentent" et "qu’il ne sont pas aussi bon qu’ils devraient l’être", "qu’il est facile de faire miroiter aux enfants, la plage et le soleil" et que "les enfants sont manipulés" …
Le juge était à son écoute ; l’avocat des enfants était à son écoute ; et moi… je rongeai mon frein. Le principal concerné, mon fils, n’avait rien à dire.
Lorsque je tentais de prendre la parole, perturbé par les médisances, le juge me faisait comprendre qu’il fallait abréger. Je n’ai pas pu retourner la situation. J’ai essayé d’ironiser en disant, "c’est une affaire de "cocu" et ça ne vous intéresse pas". Mais dans "les affaires de "cocu", on gagne beaucoup d’argent" car c’est un procédé qui consiste à gonfler une affaire de vide qui dure depuis huit ans". Le juge m’interrompe et prend la défense de l’avocat et de son métier. (l’avocate des enfants hoche la tête d’approbation. Faut pas touche à leur beefteak)
Lorsque j’explique être personnellement épuisé par ces huit années de procédures, 245.000 € de perte financière, que mon fils a le sentiment que son père souhaite laisser tomber et qu’il craint un abandon, le juge trouve l’opportunité de m’interrompre pour dire, "n’auriez-vous pas besoin d’une assistance psychologique". "Pour être un bon parent, il faudrait être sois-même équilibré" !!!
Lorsque j’essaie de faire entendre la souffrance d’Inès qui me déchire le coeur, la maman rigole à la grosse blague devant le juge. Le juge a eu l’air de penser que la souffrance "était celle du père"
Lorsque le juge tentait d’évoquer un solution concrète, l’avocat de l’ex-épouse amenait un autre sujet sur les divers avocats de Mr Maamer. Alors le juge me demande, pourquoi ne prenez-vous pas un avocat ? même un "prodéo" ? Puis, il précise l’importance des courriers reçus et dit qu’il faudra les envoyer au SPJ (service de protection de la jeunesse). Seuls les avocats peuvent lui écrire.
J’essaie de revenir sur la proposition d’encadrement psychologique pour les enfants. Mon épouse souhaite proposer le psychologue. J’ai dit le psy ne devrait surement pas être choisi par Mme Wrincq mais par le juge. Il n’en avait pas sous la main. Il a donc proposé d’en parler au SPJ.
Puis, Laurence CARPENT, avocate stagiaire, nommée pour les enfants prend enfin la parole. Elle n’a pas vue les enfants, ne connait pas le dossier, ne cherche pas à comprendre mais elle essaie de dire quelque chose sur base de ce qu’elle a entendu.
D’abord, elle se plaint au juge de ne pas pouvoir gérer les mails envoyés par MAAMER ! Je lui avais transmis les écrits d’Inès totalement ignorés, d’un dossier de pièces, écrits des enfants, courriers d’avocats et SURTOUT un appel urgence sur répondeur et un e-mail d’urgence à propos d’Inès qui m’avait téléphoné en pleurs avec des mots insoutenables "papa, je n’en peux plus", "je t’en pris papa, aide moi", "papa, je t’aime"… J’avais donc prié l’avocate de prendre contact avec Inès. Ce qu’elle ne fit pas.
Elle dit avec banalité "bien sur que les enfants souffrent" comme si c’était naturel pour un enfant de souffrir. Comme si les enfants devaient apprendre à souffrir. Leur faut-il des citoyens masochistes parce que faire mal devient plaisir ?! Y sont fous.
Puis, elle me contredit "ce n’est pas vrai que les enfants n’ont pas vu leurs grands parents, Samy m’a dit qu’il les avait vu ce week end". Effectivement, mes parents sont venus de Tunisie, pour un week-end, comme ils viennent tout les 3 ans. Elle appele ça voir les grands parents !
Prenant un air de gamine expérimentée, l’avocate dit "quand j’entends ce qu’on fait dire aux enfants, je suis effarée". elle recommande un CEO (quelque chose pour encadrer les parents à bien éduquer leurs enfants)
Ayant eu du mal à me faire entendre, lorsque le juge évoque la proposition du CEO, j’ai dit "bravo, juge". Je me suis trouvé en situation de parler en slogans et non pas en discours construit.
En partant, l’avocate dit à Samy comme si c’était un pot, "si t’as un problème appelle moi"
Bref, l’audience fut très pénible. J’ai eu l’impression qu’ils étaient tous ligués contre moi, je n’ai pas sû retourner la situation. J’avais envie de quitter le cabinet. D’ailleurs, j’ai même plus envie de retourner et c’est dur pour mes enfants.
…
Le Droit veut se construire comme la Science. MAIS, Là, le jugement a été construit sur de mauvaises bases, les mauvaise bases n’ont cherché qu’à justifier la décision du premier juge. C’est ce qui s’est passé à Outreau et qui se reproduit chez de nombreux pères.
J’aurai mis le temps, les moyens, les compétences sociales, intellectuelles… sans résultats. Maintenant, j’arrête. Je vous remercie pour les soutiens mutuels que nous nous sommes donnés.
Amitiés