Chaque enfant a 2 parents
qui ont les mêmes droits et les mêmes responsabilités
de lui offrir les meilleures conditions de vie,
de lui donner son affection,
de lui apporter aide et protection,
de lui donner une éducation,
de favoriser l’épanouissement de sa personnalité,
de lui transmettre ses valeurs.
TémoignagesLa famille évolue, mais le père a toujours des fonctions spécifiques à jouer dans le processus de croissance des enfants.
Le sexisme est une maladie bien partagée. La justification d’une telle discrimination par des intellectuels est une faute lourde dont se sont rendus coupables Le Monde Diplomatique et Gisèle Halimi.
La convention vise à garantir le rôle de chacun des parents vis à vis des enfants sur le long terme, même dans l’éventualité d’une séparation.
Nous tenterons dans cet article de définir le droit à la responsabilité parentale, vu par la CIDE, par la loi Française, et par nous mêmes en tant que parents.
Nous tenterons dans cet article de définir et de qualifier les dénis de droits les plus flagrants commis de façon ordinaire par les "juges aux affaires familiales".
Nous parlons ici des libertés dans la mesure où nous pensons que chaque personne peux avoir plusieurs modalités de réaction dans la situation qui lui est faite et que le choix lui appartient.
Confier uniquement aux femmes l’éducation des enfants n’est dans l’intérêt ni des enfants, des femmes, ni des hommes, ni de la société.
Rapport de 55 pages fait au nom des associations de défense des droit des enfants et de l’égalité parentale
Et je précise ^^ Que je suis entièrement pour ( sauf cas particuliers, plus nombreux que l’on croit) avec le fait que les enfants doivent être éduqués par leur deux parents.
Comme je l’indiquais plus en dessous, seule l’histoire de l’age me dérange. C’est un avis perso, mais j’ai l’impression que les femmes sont plus à même de jouer un rôle dans la petite enfance ( donc rôle secondaire pour le père) et inversement à l’adolescence. L’idéal étant que le couple parental s’entende dans les rôles de chacun.
Je le précise, au cas ou certains auraient la mauvaise idée de penser que je suis une féministe assoiffée de pouvoir, convaincue de devoir évincer les pères. C’est loin d’être le cas. Féministe oui, pour l’égalité évidemment.
L’article de Gisèle Halimi "Le ’complot’ féministe" paru en 4ème de couverture de l’édition d’août 2003 du Monde Diplomatique est choquant parce qu’il manipule la globalisation, l’amalgame et la simplification réductrice. Elle va même jusqu’à dire : "la violence des hommes contre les femmes est universelle", ce qui est aussi faux stupide et insultant que de dire "Toutes les femmes sont des putes" parce que "c’est le plus vieux métier du monde" et qu’un certain nombre d’entre elles continuent aujourd’hui à se faire entretenir par leur partenaire sexuel, présent ou passé.
La violence serait-elle une exclusivité masculine ? Souvenons-nous de Nicolas, 9 ans, torturé pendant des semaines à Strasbourd, jusqu’à sa mort le samedi 9 août 2003 par sa grand-mère, sa mère, son père et son oncle. L’idée de l’attacher serait venue de la grand-mère… La violence exercée, contre les enfants au moins, nous montre au contraire un certain équilibre des genres.
Par contre, il y a discrimination de genre lorsqu’il s’agit de la prise en considération des violences subies. Si la violence conjugale est un tabou dont les victimes ont du mal à parler, le tabou parmi les tabous est celui de la violence conjugale faite à des hommes par des femmes. [1] [2]
Cette attention particulière portée à la violence des hommes sur les femmes permet à certaines de porter de fausses accusations de violence ou de maltraitance sexuelle à l’encontre généralement de leur conjoint présent ou passé, accessoirement père de leurs enfants. Les conséquences de ces accusations pour les personnes incriminées sont aussi très violentes : interdiction de voir les enfants, spoliation du logement, prison … Il serait équitable de réprimer avec la même énergie ces violences par fausses accusations dont sont le plus souvent victimes les hommes que les violences dont sont victimes les femmes.
Les discriminations dont se plaignent encore les féministes sont suffisamment documentées pour qu’on ne remette pas en cause leur existence. Mais se comporter comme si elles étaient les seules discriminations sexistes dont la société occidentale devrait se préoccuper constitue une faute aussi grave que celles dont se plaignent les féministes.
Les discriminations sexistes à l’encontre des hommes se rencontrent notamment de façon dramatique dans la justice familiale où se décide l’avenir des relations des hommes et des femmes avec leurs enfants. L’ampleur sociale de ce sujet apparaît avec les chiffres des séparations annuelles : En France, chaque année, 120 000 divorces et 50 000 demandes pour régler les modalités d’exercice de l’autorité parentale de parents non mariés sont introduits en justice. [3] Plus de 80 % des divorces sont demandés par les femmes.
Ce sont 2 millions d’enfants, soit 17 %, qui ne vivaient pas en 1994 avec leurs deux parents mais 1 708 000 vivaient avec leur mère et 172 000 avec leur père [4]. C’est clairement le père qui est le plus souvent écarté des relations avec son ou ses enfants, par sa négligence dans certains cas, par conflit avec la mère et décision judiciaire en faveur de cette dernière dans les autres cas. Le nombre de parents qui se désintéressent franchement de leurs enfants reste faible : seuls 3 à 4 % d’enfants ne font pas l’objet d’une démarche volontaire de reconnaissance paternelle ; parfois aussi c’est la mère qui fait la démarche volontaire d’un accouchement sous X.
L’écart de 1 à 10 dans la résidence de l’enfant avec le père vs la mère s’explique plus sûrement par la nature discriminatoire des décisions prises par la justice familiale : "En cas de désaccord des parents, le juge fait droit à la demande de la mère dans 61 % des cas et dans 21 % à celle du père" [5]. Il est clair que peu de pères osent demander la résidence de l’enfant ou que leurs avocats les ramènent à plus de réalisme en renonçant à des demandes qui n’ont que très peu de chances d’aboutir.
Rappelons que les droits et responsabilités de chaque parent vis-à-vis de son/ses enfants sont de lui apporter aide et protection, de lui donner son affection de lui donner une éducation, de favoriser l’épanouissement de sa personnalité, de lui transmettre ses valeurs
Les rôles parentaux s’exercent dans la relation au quotidien avec les enfants. Une répartition équitable de ces responsabilités ne peut passer que par un équilibre des temps de résidence de l’enfant avec chacun de ses deux parents s’ils sont séparés. Toute discrimination dans l’attribution de cette résidence est de fait une discrimination et une immixtion arbitraire dans la vie privée et familiale des parents. A ce titre, elle est contradictoire avec la déclaration universelle des droits de l’homme, dans son article 12.
Il arrive, quelques fois, que ces temps de résidence soient répartis équitablement entre les deux parents dans ce qu’on appelle la "résidence alternée paritaire". La loi du 04-05-2002 relative à l’autorité parentale permet au juge de l’ordonner, mais "a titre provisoire…". Elle ne fait toujours pas de cette logique d’équité, une norme à appliquer de préférence à toute autre, sauf situation particulière devant être justifiée.
Le régime général est de 2 week-ends par mois plus quelques semaines dans l’année pour l’un des parents et d’un temps bien plus important pour l’autre. Dans les cas plus difficiles avec conflit et/ou éloignement géographique le déséquilibre peut aller jusqu’à restreindre les possibilités de visite de l’un des parents à quelques jours ou même quelques heures par an seulement.
Ce déséquilibre permet à des parents pervers qui en bénéficient d’assurer leur mainmise sur l’enfant en dénigrant l’autre parent. Ce phénomène est connu sous le terme de "Syndrome d’Aliénation Parentale" et fait souffrir aussi bien l’enfant que le parent victime.
Le parent qui se trouve ainsi privé des relations qu’il souhaite avoir avec ses enfants se voit généralement dicter de façon très directive la façon dont il doit assumer ses responsabilités avec son/ses enfants ce qui est contraire au principe de liberté accordé à chaque individu dans l’article 3 de la déclaration des droits de l’homme.
Cette contribution sera pleinement financière avec des pensions alimentaires qui peuvent être parfois très lourdes dans le budget de celui qui y est soumis. Il s’agit pleinement d’une contrainte et non d’une responsabilité puisqu’il ne peut y avoir de responsabilité sans pouvoir et sans possibilité de contrôle. Or la pension alimentaire est due de façon inconditionnelle à l’autre parent de l’enfant qui n’a absolument aucun compte à rendre sur l’utilisation de cet argent.
La nature et le montant de ces pensions alimentaires vont jusqu’à priver, de façon plus ou moins radicale selon les cas, le parent qui y est soumis de la possibilité d’intervenir directement et personnellement dans la prise en charge de l’éducation, des soins et des activités de son enfant. Le défaut de paiement de pension alimentaire est pénalement qualifié "d’abandon de famille" ce qui est pour le moins inconvenant lorsqu’il désigne des personnes à qui l’on refuse la possibilité de s’occuper directement et personnellement de leur famille. Il est notable que cette répression est bien plus systématique et lourde que celle de non présentation d’enfant aux droits de visite.
Un tel régime fait de contrainte, de déni de responsabilité et de liberté allant jusqu’à la privation du droit d’éduquer ses enfants peut être qualifié d’asservissement.
Cet asservissement est renforcé par la répression dont font l’objet les victimes lorsqu’elles osent demander une amélioration de leur sort. Il s’agit de l’article 700 du nouveau code de procédure civile et du jeu des "dépens" qui permettent à un père (parfois une mère) d’avoir à payer les frais de l’avocat de l’autre parent, qui prétend et obtient de lui refuser de voir plus souvent ses enfants. La leçon est claire et de nombreux parents renoncent à toute nouvelle démarche et à tout recours après avoir compris ce que cela coûte humainement et financièrement d’oser demander un élargissement de ses droits de visite.
Cet asservissement est très généralement imposé à des hommes, même s’il y a quelques femmes qui sont aussi soumises à ce régime lamentable. La dimension "genre" de l’affaire réside dans la disproportion d’hommes et de femmes touchés par cet asservissement.
Il s’agit aussi d’une discrimination sexiste d’une ampleur et d’une gravité comparable aux discriminations qui ont justement motivé les premières générations féministes.
Mais Gisèle Halimi ne voit le monde que de son point de vue de féministe radicale, allant jusqu’à suggérer aux hommes d’avoir "l’intelligence théorique" de leur libération à travers celle des femmes. Son aveuglement théorique va jusqu’à lui faire croire que son point de vue est universel et devrait être partagé par tous. Toutes les idologies dures ont eu des croyances de meêms nature. Heureusement, il y aussi des femmes militantes actives qui sont capables d’entendre un autre point de vue et d’en tenir compte.
Mais soyons, pour une fois, partiellement mais très concrètement d’accord avec Gisèle Halimi : il est évident que la conquête féminine du contrôle et du choix de donner la vie, et par la même la conquête du droit au plaisir, a aussi permis à des hommes de passer avec elles des moments agréables et de participer à une meilleure planification du développement de leur famille pour construire des bonheurs solides.
Mais cette avancée s’accompagne aussi d’un déséquilibre puisque ce pouvoir de contrôler sa procréation appartient aujourd’hui exclusivement à la femme puisque le seul moyen de contraception accessible aux hommes (le préservatif) ne peut être utilisé sans son consentement, ou au moins sans qu’elle s’en aperçoive ! Le nombre d’enfants qui ne seraient pas nés si les hommes avaient eu un accès indépendant à la contraception serait bien difficile à établir. De nombreux couples auraient certainement eu une histoire différente et l’évolution démographique de notre société aurait pu en être affectée. Il y a bien là, au coeur de la relation intime, un rapport de force largement favorable à la femme, que Gisèle Halimi ignore magistralement.
Aujourd’hui, considérer que seules les femmes sont victimes des schémas et discriminations sexistes serait une erreur, et représenterait, en soi, une discrimination sexiste contre les hommes.
Les discriminations dont se plaignent respectivement les femmes (dans la sphère publique, au travail et en politique) et les hommes (dans la sphère privée et les relations avec leurs enfants) montrent que le vieux schéma "l’homme au boulot, la femme avec les gosses" a la vie dure. Il y a, à la fois, des hommes et des femmes pour perdurer ce système, et d’autres pour s’en plaindre. Le dépassement de ce schéma dans la société occidentale ne sera pas possible si l’on n’envisage pas de regarder aussi l’autre facette des discriminations sexistes.
[1] Sophie Torrent, L’homme battu, éditions Option Santé
[2] Yvon Dallaire, La violence faite aux hommes, éditions Option Santé
[3] Rapport au Sénat N°71 de Laurent Beteille, séance du 14 Nov 2001 sur l’autorité parentale
[4] Beteille, op cit
[5] Beteille, op cit